31/10/2011

Et arriva Galactaron

L'espace et tout ce qui se rapporte de près ou de loin sont des thèmes récurrents dans la musique électronique tendance synthpop. On lui a même consacré un genre lorsque toute référence terrestre est réduite à la portion congrue devant la domination des vocodeurs, l'ambiance rétro-futuriste forcée par des synthétiseurs analogiques (la plupart du temps) et où la mélodie l'emporte sur le rythme : le SpaceSynth. Il existe aussi une variante dansante, le Space Disco.

A vrai dire, lorsqu'un projet décide de s'aventurer dans cet univers, rares sont ceux à aboutir et le cas échéant, à être concluant. Pour la simple bonne raison que, sous prétexte d'être un concept, l'album tourne en rond, n'arrivant pas à se défaire du même schéma et devant à la longue plus que répétitif.

Le projet Galactaron évite ces écueils. Contrairement à d'habitude, ce sont les extraterrestres qui viennent à la rencontre des humains et non pas l'inverse car avant tout, Galactaron est une groupe intergalactique virtuel venu du confins de l'espace : aidé de Bass, Guitar, Synth et Drums (on sait qui fait quoi), Singer débarque sur Terre pour mener à bien une sorte d'initiation afin d'apprendre les émotions qui lui font défaut. Il pourra ainsi étoffer les masques qu'il utilise. Histoire peut-être convenue mais cosmiquement retracée dans l'album Galactaron. Comme le prouve le morceau "The Synthesizer", le thème galactique repose sur la maîtrise d'une voix robotique, sillonnée par d'hypnotiques effets étirées jusqu'à l’extrême voire même parfois de fausses guitares ce que les puristes ne manqueront pas de condamner fermement car après tout, c'est groupe rock intersidéral. 

Galactaron - The Synthesizer


Cela apparaît moins clinquant que les productions d'antan mais Galactaron n'essaie pas de nous embarquer un voyage temporel et revenir aux heures de gloire du genre (fin des années 70). L'album est remarquable par le souci des détails et si bien que parfois, on s'y perd un peu. C'est là que l'on remarque Galactaron n'a choisi un thème pour le plaisir de faire un album.

Sur Terre, le groupe rencontre une étudiante sino-américaine, Emily, qui leur fait découvrir le monde. Et cette Emily a aussi droit à son moment dans l'album avec "Hide The Stones With Flowers". Sa voix ne correspond peut-être pas à ce qu'on attendrait dans ce vide sidéral que les ondes traversent en résonnant. La lenteur mélancolique est la particularité de ce titre et on s'y attarde volontiers tant l'alchimie entre la voix humaine et le paysage science-fictionnel de désolation s'avère immersive. C'est comme si les étoiles refusaient de se refléter sur le monde.

Galactaron - Hide The Stones With Fowers


Si vous écouter attentivement les paroles, elles seront pour la plupart incompréhensibles car elles résultent de bribes de différentes langues : anglais bien sûr mais aussi, chinois, russe, allemand, afrikaans, espagnol mais aussi une peu de français! Pour finir, la chanson du départ de l'album, "Coming To Terms", montre bien une chose : Singer a bien appris de nouvelles émotions.

Galactaron - Coming To Terms


Ne vous en faites pas, l'album est en écoute intégral ici et même disponible..

Galactaron : Site officiel

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