19/04/2012

Le ballet lunaire de Sleep Party People

Le nouveau titre extrait de We Were Drifting On A Sad Song, "Chin", ne fait pas abstraction du nom de Sleep Party People. Au contraire, ce dernier prend à présent tout son sens.

Sleep : c'est l'essence même de la musique de Brian Batz. Ses berceuses chimériques et parfois d'horreur sont là pour préparer le passage à un état léthargique. Jusqu'ici, les titres tiraient certainement vers une mélancolie bienveillante ou bien angoissante ("I'm Not Human At All"). Dans le cas présent, la mélancolie a été évacuée, il ne reste désormais qu'une mélodie jouant d'un fort pouvoir hypnotisant.

Party : contrairement à précédemment, le rythme n'est plus le même, plus fluide et surtout un peu plus entraînant. On pourrait presque dire que ce titre est le plus accessible de l'opus et c'est assez nouveau pour l'être cuniculaire : des célébrations illuminées succèdent à l'hypnose.

People : on retrouve toujours cet aspect de communion dans un imaginaire sinistre et fantastique. Même si les paroles sont peu compréhensibles, on les écoute instinctivement et ces appels hallucinants trouvent vite un écho, même dans le vide.

En fin de compte, la ballerine céleste virevoltant parmi les étoiles incarne assez bien le côte que l'on veut bien découvrir volontiers. Il ne reste plus qu'à découvrir l'autre déjà amorcé par "A Dark God Heart".


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