22/05/2012

Quelques titres de Stripmall Architecture

On ne s'en pas compte immédiatement mais lorsque l'on s'y attarde, la discographie de Stripmall Architecture fourmille de sorties en tout genre : depuis 2008, les inévitables singles, quelques EP, deux albums mais aussi livres et DVD étoffent la panoplie que se constituent les fans. Pour découvrir sa rélative ampleur, l'intégralité de la discographie du groupe est en écoute sur sa page soundcloud.

2008 : Stripmall Architecture, emmené par le couple Coseboom, naît sur les cendres d'un groupe consumé, Halou. Après quelques parutions d'objets en tout genre, le groupe lance son premier album We Were Flying Kites en 2009. On y découvre une voix, celle de Rebecca Coseboom flottée au-dessus de textures tour à tour aériennes et denses comme si se poser à un endroit devenait difficile. Tous les titres ne se retiennent pas car l'intensité lumineuses des morceaux varient selon les mélodies vaporeuses et attaques de guitares agressives que confère le mélange trip hop / rock de l'album. Les bases sont néanmoins là : Stripmall Architecture ne cherche pas à s’élever, ils descendent sur terre.

Stripmall Architecture - Her Words

Quelques mois plus tard, le groupe sort un second opus Feathersongs For Factory Girls qu'il scinde en deux parties. Certainement pour mieux explorer des chemins de traverse opposés que d'autres avaient déjà emprunté auparavant, tout en suggérant de plus en plus une autre composante dans leur musique : uniquement abordé dans les titres, le futur vu à travers un filtre assombri n'est pas uniquement abordé dans les titres ("Is That Science?", "Daylight Machine") et par la même occasion, il critique en quelque sorte les sacrifiés au progrès. Les mélodies pop indé éthérées vibrent avec plus d'instance sur des effets électroniques scintillants et parfois s'enflamment un bref instant. En fin de compte, deux blocs homogènes s'affrontent presque dans cet album (on aurait plutôt vu deux EP disctincts) : le premier, désorientant à l'image de "Radium Girls", laisse au second le soin d'exprimer des moments plus intimes et naïfs.


Albino Peacock, le dernier EP, dans lequel on remarque les similidutdes plus évidentes avec Cocteau Twins reflète les prémices de la nouvelle orientation de Stripmall Architecture. "We Are Not Cool" (et John Fryer) ne sont en effet pas loin : dans un grand cérémonial, les quatre chansons font un bond vers une électropop dépouillée, sombre et perchée si bien imprégné dans le magnétique "Lauren, I Said". Les basses, marquées, aimantent un fond sonore diffus qu'il devient difficile de s'en détacher.

Stripmall Architecture - Albino Peacock EP

Aucun commentaire:

Publier un commentaire