06/07/2012

Enfant Terrible arpente Les Années Folles

Le label néerlandais Enfant Terrible a eu dernièrement une très bonne idée: sortir une compilation sur laquelle apparaissent des titres d'artistes comme Gold Zebra, Terminal Twilight et Tobias Bernstrup. Dans ce cas, il a très peu chance de décevoir. Avec 6 titres dessus, le doute n'est pas permis : le remplissage étant écarté, il sera forcément bon., d'autant plus que les trois autres artistes n'occupent pas une place de seconde zone.

Le titre de la compilation en question , Les Années Folles, délimite un cadre dans lequel s'animeront des activités nocturnes tout en sachant qu'elles ne font pas référence à celles que l'on croit. L'ouverture de Sololust sur "The Spark" sonne comme si on déambulait un peu perdu de clubs en clubs pour rechercher celui ayant le plus d'éclat et l'ambiance la plus séduisante et glauque que reprennent justement le mouvement analogique sous un relent de disco noir.

Sololust - The Spark 


Chaque artiste raconte en quelque sorte ce qu'ils ont retenu d'une expérience nocturne, en représentant les impressions laissées le plus fidèlement possible, même si inévitablement des hallucinations brouillent parfois les mélodies synthétiques aux structures plutôt minimalistes. On tremble parfois au milieu des arpèges de l'excellent "The Stars Are Not Right", que dissimule Velvet Condom derrière une synth wave hypnotisante, rejoint plus tard par Gold Zebra : le duo asphyxie de ses basses lourdes une atmosphère légèrement électrisée sur une version remaniée de "Useless Night", passage nécessaire pour atteindre des horizons synthétisés bien dégagés et calmes promis par cette voix mélancolique. En apparence du moins.

Velvet Condom - The Stars Are Not Right


Finalement, on se dit que partager une nuit n'est pas le seul but de cette compilation, c'est bien plus que ça : cette nuit, on doit aussi la vivre. Cela passe aussi bien par un dynamisme déviant et perturbant qu'entretiennent Cute Heels et Devon Disaster à travers les sonorités EBM de "Slave Toy" : une transition vers la débauche totale aurait pu même se faire s'il n'y avait pas eu après Tobias Bernstrup. L'italo traditionnel de ce dernier n'empêche pas "Images Of Love (2012 Version)" d'évoquer un instant anecdotique enveloppé dans la folie de lignes de synthés. La compilation se termine sur "Too Late For Tears", un morceau à tendance new wave dont l'obsession suscitée montre bien qu'il s'agit d'une œuvre de Terminal Twilight.

Terminal Twilight - Too Late For Tears


Une compilation donc à se procurer d'autant plus que ces rencontres minimal synth / wave seront pressées en quelques éditions sur vinyle.

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